L'alignement des références sur les meilleures pratiques est essentiel pour améliorer l'image du chanvre

INTERVIEW : Emad Rahim a travaillé comme consultant en gestion pendant plus d'une décennie, aidant des organisations et des universités dans la gestion de projet, la planification stratégique, la gestion du changement, le développement du leadership et l'éducation et la formation en matière de diversité/DEI. Membre du corps professoral du College of Professional Studies de l'Université de Syracuse, Rahim est un auteur primé, un éducateur, un boursier Fulbright et un conférencier TEDx.

HempToday : Traditionnellement, le risque a une connotation négative, mais cela est en train de changer et désormais le « risque positif » entre en jeu dans la gestion d'entreprise. Qu’est-ce qu’un « risque positif » ?

Emad Rahim : Les risques positifs sont des scénarios ou des conditions potentiels qui, s'ils se réalisaient, auraient un effet favorable sur les objectifs d'un projet ou d'une entreprise.

Quel est un exemple de risque positif dans l’industrie du chanvre ?

ER : L’un de ces cas est l’impact du chanvre sur la durabilité. La popularité croissante du chanvre après sa légalisation est largement due à son potentiel en tant que ressource durable. Considéré comme une matière renouvelable, le chanvre peut contribuer positivement à la durabilité de divers produits.

HT : Parlons-en dans le cadre de la gestion des risques.

ER : Ces opportunités soulignent la capacité d’avancement et de créativité au sein du secteur du chanvre, ouvrant la voie à des gains économiques, écologiques et sociaux. Cependant, il est essentiel de reconnaître que ces perspectives, bien que prometteuses, s’accompagnent de leurs propres complexités et incertitudes qui nécessitent une gestion des risques astucieuse.

HT : Les industries du cannabis souffrent d’une sorte de mauvaise réputation intrinsèque. Y a-t-il quelque chose que les entreprises du secteur du chanvre peuvent faire spécifiquement pour gérer leur réputation et atténuer les dommages causés à leur réputation ? Comment en tirer profit et construire une image ?

ER : L'établissement de références alignées sur les meilleures pratiques en matière de fabrication et d'agriculture conventionnelles peut améliorer considérablement la crédibilité du secteur du cannabis et rehausser l'image publique du chanvre.

La participation à des initiatives d'assurance qualité reconnues, telles que la norme ISO 9000, et la mise en œuvre de méthodologies de contrôle qualité telles que 6 Sigma ou Lean Sigma placent les entreprises du chanvre à égalité avec les entreprises Fortune 500. Cet alignement facilite non seulement la mention de l'industrie dans les publications mondiales et universitaires. recherche, mais ouvre également la voie à l'inclusion dans des programmes de reconnaissance prestigieux.

HT : Parlons de la gestion des risques dans le contexte des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

ER : Dans la gestion des risques dans le secteur du chanvre, notamment en ce qui concerne les facteurs environnementaux et sociaux, l'accent est mis sur la prise de mesures qui réduisent les effets négatifs et renforcent les effets bénéfiques. En réfléchissant à l’exemple de durabilité ci-dessus, envisagez d’adopter des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement.

Le recours à des méthodes telles que la rotation des cultures, l’agriculture biologique et l’utilisation limitée de pesticides contribuent à maintenir la vitalité des sols et la diversité des écosystèmes. D'un point de vue social, favoriser des relations positives avec les communautés locales garantit que la culture du chanvre contribue à la prospérité de la communauté sans provoquer de déplacements ou de pratiques déloyales. Ces mesures sont essentielles pour favoriser une industrie du chanvre éthiquement responsable et écologiquement durable, favorisant ainsi le bien-être social global.

HT : Quelle est l’importance de la communication pour une gestion efficace des risques ?

ER : En tant que chef de projet, j'estime que la communication représente environ 90 % de la gestion des risques. Une communication efficace, englobant à la fois le dialogue interne et externe, est essentielle à une gestion réussie des risques. S'assure que toutes les parties prenantes sont bien informées des risques potentiels et des stratégies mises en œuvre pour les atténuer.

Des réseaux de communication solides, que ce soit au sein de l'organisation ou avec des parties externes, constituent la pierre angulaire d'un cadre de gestion des risques solide. Ils permettent l’échange crucial d’informations nécessaires à l’identification, à l’évaluation et à la gestion efficace des risques.